6. Découverte par l'auteur des mines d'obsidienne de Zinaparo, Etat de Michoacan (Mexique).

Illustrations.

29. Le « Cerro Zinaparo », ou « Montagne d'obsidienne » (photo F. Rodriguez-Loubet).

30. Maisons du village de Zinaparo aux façades couvertes d'éclats d'obsidienne. Vues générales et vues rapprochées (photos F. Rodriguez-Loubet).

31. Abords des mines d'exploitation, avec des déchets de taille pouvant dépasser les 20 cm d'épaisseur (photos F. Rodriguez-Loubet).

32. Entrée de la mine de « La Guanumena », avant la fouille, puis en cours de fouilles (photos F. Rodriguez-Loubet).

33. Les parois intérieures de la mine sont entièrement constituées d'obsidienne (photo F. Rodriguez-Loubet).

34. Quelques grandes catégories d'objets fabriqués dans les gisements du Cerro Zinaparo: nucléus, macrolames, lames, grattoirs, racloirs, lames pédonculées (photos Victor Lagarde).

Résumé

Cette découverte était d'autant plus surprenante que les villages situés en bas des pentes de ce grand relief volcanique du Quaternaire, sont plutôt bien desservis par le réseau routier. De surcroît, certaines façades de maisons, tout comme le pavage de la place du chef-lieu de municipio, étaient décorés d'éclats d'obsidienne, ce qui semblait presque irréel lors de mon arrivée sur les lieux. Ce qui m'avait amené à venir explorer ce grand ensemble de reliefs était le fait que « Zinaparo » signifie « la montagne d'obsidienne » en langue tarasque, l'obsidienne elle-même portant le nom de « zinapu ». Les habitants affirmaient que ce matériau était partout présent sur la montagne elle-même, mais sans savoir précisément à quels endroits. Les éclats utilisés dans la décoration du village avaient été taillés par les maçons à partir de gros blocs épars trouvés aux alentours.
Les recherches, d'abord plutôt décevantes, ont nécessité plusieurs jours car la zone est très vaste et assez accidentée. Puis les premières grandes mines d'extraction et de fabrication de nucléus et de macrolames, nettement préhispaniques, sont enfin apparues. Devant la densité et la qualité de ces exploitations exceptionnelles, j'ai associé à cette opération une jeune doctorante française travaillant sur l'outillage en obsidienne à l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire du Mexique (INAH) et membre du CEMCA, Véronique Darras. Ayant participé aux reconnaissances, aux fouilles et aux premières études en laboratoire, celle-ci a ensuite amplifié et approfondi les recherches, réalisant ainsi sa thèse de doctorat sur l'obsidienne du Cerro Zinaparo.

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